Il est peu exigeant en eau, ses racines pouvant atteindre 30 mètres de profondeur pour récupérer les eaux profondes.

Cet arbre possède une grande capacité d’adaptation : en cas de grande sécheresse il perd ses feuilles pour résister à l’évaporation, puis “fait le mort” et reprend vie lorsque le taux d’humidité augmente
Aujourd’hui, l’Arganeraie représente 65 % de la surface boisée du sud marocain et couvre une surface de 830 000 hectares. Elle s’étend de la région de l’Oued Tensift à l’Oued Souss, en passant par Marrakech, Agadir et Essaouira.

Visualisez la carte de l'arganeraie au Maroc.

Il était une fois l'arganier...

La présence de l’arganier au Maroc remonte à l’époque tertiaire. Des chercheurs ont montré que celui-ci existait déjà quand le Maroc était rattaché aux Canaries, c’est-à-dire avant les mouvements dus à la tectonique des plaques.
A l’époque quaternaire, les glaciations ont développé la présence de l’arganier dans la région de Rabat. Plus récemment, au Xe siècle, les Phéniciens ont utilisé l’huile d’argan dans leurs lampes pour s’éclairer.
Aujourd’hui, cet arbre séculaire dont l’exploitation représente de réels enjeux est devenu l’emblème des régions du sud. Mais sa surexploitation représente un réel danger pour sa pérennité. Durant la première guerre mondiale, l’arganeraie a été massivement déboisée pour fabriquer un charbon de bois d’excellente qualité qui était exporté à travers l’Europe du sud, notamment en Espagne et au Portugal.
Conscientes du danger qu’entrainerait une destruction massive de ces arganiers pour les populations locales, les autorités marocaines promulguèrent en 1925 un Dahir régissant les droits d’exploitation des arganiers et instaurant un droit coutumier. .../...